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Sahil Jeemon: Le 13/07/2026 à 11:25 | MAJ à 13/07/2026 à 11:26
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Publié : Le 13/07/2026 à 11:25 | MAJ à 13/07/2026 à 11:26
Par : Vanessa Mathews Saramandif

C’est une escalade majeure au Moyen-Orient qui fait trembler les marchés mondiaux ce matin. Le cours du pétrole bondit, propulsé par un regain spectaculaire des tensions dans le détroit d’Ormuz.

La situation est critique. Téhéran a annoncé hier la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » de ce passage stratégique, vital pour le commerce mondial des hydrocarbures. Une décision qui intervient alors que les États-Unis multiplient les frappes aériennes contre des cibles iraniennes, officiellement pour sécuriser le trafic maritime et protéger les navires civils.

Pourtant, l’espoir d’une accalmie semblait permis. Il y a moins d’un mois, le 17 juin, un protocole d’accord historique avait été signé entre Washington et Téhéran afin de mettre fin aux hostilités et de rouvrir cette route maritime.

Aujourd’hui, c’est le retour de la fébrilité. Les cours s’emballent : le baril de Brent dépasse désormais les 78 dollars, tandis que le brut américain frôle les 74 dollars. Les investisseurs craignent une répétition du scénario noir observé au début du conflit, lorsque les tensions sur l’approvisionnement avaient fait grimper le prix du baril au-delà des 110 dollars, frappant de plein fouet l’Afrique et l’Asie.

Sur le terrain, la confusion règne. Alors que l’Iran impose ses propres conditions de navigation et multiplie les attaques contre les navires empruntant des routes non autorisées, le commandement américain, le Centcom, maintient que le détroit doit rester ouvert.