La déshumanisation des personnes qui consomment des drogues et la discrimination dont elles sont victimes aggravent un problème déjà complexe. Elles alimentent les abus et les violations des droits, sans apporter de solutions durables.
À l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, célébrée ce 26 juin, le Collectif Urgence Toxida (CUT), Prévention Information Lutte contre le SIDA (PILS) et Aide-Info-Liberté-Espoir-Solidarité (AILES) lancent la campagne nationale « Soutenir. Pa Pinir. 2026 ».
Inscrite dans le mouvement mondial Support. Don't Punish, présent dans plus de 85 pays, cette campagne est organisée chaque année à Maurice depuis 2013. Elle milite pour que les personnes qui consomment des drogues aient accès à un accompagnement digne et adapté, et pour une politique en matière de drogues fondée sur la santé publique, les droits humains et les données probantes, plutôt que sur la répression, explique Jacques Achille, Strategic Communications Manager et Head of Strategic Communications de PILS.
Tout au long du mois de juin, des actions de sensibilisation seront menées principalement sur les réseaux sociaux, avec la participation de personnalités publiques et d'acteurs de la société civile. Des rencontres avec des institutions publiques et privées sont également prévues afin de promouvoir une approche basée sur l'écoute, la dignité et l'accompagnement revient-il.
Cette année une question est adressée à la société mauricienne : « Tonn get li. Me eskitonntrouv li ? ».