Le trafic maritime dans les eaux mauriciennes connaît une forte progression. Selon le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, le nombre de navires en transit a augmenté de 62 % entre 2020 et 2025, avec une hausse supplémentaire de 5,7 % de janvier à juin 2026 et un record de 3 210 passages en mai. Cette situation accroît les risques de pollution par hydrocarbures, poussant le gouvernement à renforcer les mesures de prévention et d’intervention.
L’augmentation du trafic maritime dans l’océan Indien fait désormais partie des préoccupations des autorités mauriciennes. Avec davantage de navires empruntant les routes de la région, les risques d’accidents maritimes et de déversements d’hydrocarbures se retrouvent également en hausse, notamment autour de Maurice et de Rodrigues.
Cette évolution s’explique en partie par les perturbations des routes maritimes internationales provoquées par le conflit au Moyen-Orient. Face à ces contraintes, de nombreux navires ont privilégié la route du Cap de Bonne-Espérance, entraînant une intensification du trafic dans les eaux mauriciennes.
Face à cette évolution, le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, a annoncé à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député Francisco François, la révision du Plan d’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures de Rodrigues, en vigueur depuis 2009. L’objectif est de moderniser ce dispositif afin de l’adapter aux nouveaux défis liés à l’intensification du trafic maritime et de l’aligner sur le ‘National Oil Spill Contingency Plan 2025’, approuvé par le gouvernement en mars 2026.
De plus, le dispositif de lutte contre les marées noires à Rodrigues sera renforcé avec une mission technique prévue du 29 juillet au 8 août 2026 pour réviser le plan local et évaluer les besoins. La Mauritius Ports Authority (MPA) étudie également le transfert d’équipements depuis Port-Louis.