Les patients terminent parfois leurs derniers jours dans des hôpitaux à l’étranger, loin de leurs proches et dans des conditions particulièrement éprouvantes pour leurs familles. C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé, Anil Bachoo, hier, mardi 5 mai, au Parlement. Les familles concernées doivent souvent faire face à de lourdes démarches administratives et financières pour assurer le rapatriement du patient ou de la dépouille.
Le ministre a également affirmé que certaines organisations percevraient des commissions non-déclarées de la part d’établissements hospitaliers étrangers, en plus des frais réclamés localement aux familles. Des soupçons de collusion avec certains spécialistes ont aussi été évoqués, notamment dans les recommandations faites à des patients pour des traitements à l’étranger.
Anil Bachoo dénonce par ailleurs un manque de transparence dans les coûts facturés, ainsi que des cas présumés de collecte illégale de fonds publics. Selon lui, ces pratiques exploitent la détresse et la vulnérabilité des patients et de leurs proches, souvent prêts à tout dans l’espoir d’une guérison.