Maurice affiche une économie relativement solide, selon le BTI Transformation Index 2026 de la Bertelsmann Stiftung, où le pays se classe 21e sur 137 en transformation économique. Il se distingue aussi par une 17e place en transformation politique et une 23e en gouvernance, tout en restant classé comme une démocratie déficiente.
La croissance réelle a atteint 5,1 % en 2023, soutenue par le tourisme, les services financiers, la construction et l’industrie. La reprise touristique a permis de réduire le déficit du compte courant à 4,5 % du PIB. Sur le plan de la gouvernance, Maurice se positionne 2e en Afrique selon l’indice Mo Ibrahim 2024.
Malgré ses statistiques, des fragilités apparaissent. Le taux d’investissement a reculé sur la dernière décennie, et la hausse récente repose surtout sur des projets publics. La croissance reste en partie tirée par la consommation, ce qui limite sa solidité.
Les finances publiques inquiètent : le service de la dette représentait 43,7 % des dépenses publiques en 2022/23. En janvier 2025, Moody’s a d’ailleurs abaissé la perspective de la note souveraine de « stable » à « négative », évoquant des incertitudes sur la capacité du pays à rééquilibrer ses finances publiques. Le Fonds monétaire international recommande de son côté un renforcement de la mobilisation des recettes fiscales.
Sur le plan social, le chômage a baissé à 6,1 % fin 2023, mais l’économie fait face à des pénuries de main-d’œuvre. L’inflation cumulée a atteint 23 % entre 2022 et 2024, affectant fortement le pouvoir d’achat, malgré un ralentissement à 3,7 % en novembre 2024.
Le rapport appelle à un équilibre entre croissance, maîtrise de la dette et réformes structurelles, notamment via la diversification économique.