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Fab: Le 20/02/2026 à 10:59 | MAJ à 20/02/2026 à 11:01
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Publié : Le 20/02/2026 à 10:59 | MAJ à 20/02/2026 à 11:01

Le Groupe de la Banque mondiale, en collaboration avec les ministères des Finances et de l’Environnement, a procédé hier au lancement du Rapport sur le climat et le développement de Maurice (CCDR).

S’exprimant à la presse à l’issue de l’événement, Andrew Blackman, économiste principal à la Banque mondiale, a souligné l’ampleur des besoins financiers liés à l’adaptation climatique et à la transition du pays. Selon les estimations de la Banque Mondiale, Maurice fait face à un déficit de financement d’environ 320 millions de dollars (USD) par an, calculé sur une période de 25 ans, avec une attention particulière portée aux cinq prochaines années.

Il a précisé que le Climate Fund collecte déjà environ 90 millions de dollars par an, tandis que Maurice reçoit en moyenne 37 millions de dollars (USD) annuellement de la part des partenaires au développement. Ce qui laisse, selon lui, un manque à combler d’environ 230 millions de dollars (USD) par an.

Face à cette situation, Andrew Blackman estime qu’une partie importante de ce financement pourrait provenir du secteur privé domestique. Il évoque notamment le potentiel de mobilisation au sein du secteur bancaire, des fonds de pension, des compagnies d’assurance, ainsi que la mise en place d’un programme de paiement pour services écosystémiques, afin de répondre aux besoins de financement sur les cinq prochaines années.

 

De son côté, Ana Bucher, spécialiste senior du changement climatique à la Banque mondiale, a expliqué que le CCDR repose sur une analyse croisée des impacts du changement climatique sur les principaux secteurs économiques du pays. Elle a indiqué que les conclusions du rapport mettent l’accent sur la nécessité de réorienter certains secteurs clés, notamment le tourisme, l’énergie et l’économie bleue, tout en renforçant les capacités institutionnelles et les compétences nationales.

Le rapport insiste également sur la réduction de la vulnérabilité et des risques, en particulier dans des domaines jugés stratégiques tels que les infrastructures, le transport, l’eau, ainsi que la gestion des risques de catastrophe, souligne Ana Bucher.