L'annonce d'un futur cadre législatif pour encadrer l'utilisation des trottinettes et vélos électriques suscite déjà de nombreuses réactions. En effet, répondant à une question parlementaire, le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a indiqué que plusieurs mesures sont à l'étude, notamment le port obligatoire du casque, l'immatriculation des vélos et vélos électriques, la fixation d'un âge minimum, des limitations de vitesse ainsi que la réglementation des routes autorisées.
Ces propositions ne font toutefois pas l'unanimité. Plusieurs spécialistes de la sécurité routière estiment que les trottinettes électriques représentent un danger sur le réseau routier mauricien et devraient être interdites sur les routes publiques.
Pour l'expert en sécurité routière Barlen Munusami, les routes mauriciennes sont déjà fortement congestionnées et l'introduction de ces engins risque d'accroître le nombre d'accidents, y compris des accidents mortels.
Barlen Munusami estime que les trottinettes électriques devraient être interdites sur les routes publiques.
De son côté, Alain Jeannot, président de l'association Prévention Routière Avant Tout (PRAT), souligne que Maurice ne dispose pas d'infrastructures adaptées, notamment de voies réservées à ce type de véhicule. De ce fait, les trottinettes électriques constituent un risque supplémentaire pour leurs utilisateurs comme pour les automobilistes.
Alain Jeannot s'interroge également sur plusieurs aspects juridiques. Les trottinettes électriques seront-elles soumises à la Road Traffic Act ? En cas d'accident causant des dommages à un autre véhicule, les assurances couvriront-elles les préjudices ?