Ce 30 mars 2026, le monde marque la 12ᵉ Journée mondiale des troubles bipolaires. Partout, conférences, webinaires et événements se multiplient pour informer, sensibiliser et soutenir les personnes touchées ainsi que leurs proches. Selon les dernières statistiques, cette pathologie concerne près de 20 % de la population, un chiffre préoccupant.
Le Dr Sajeed Foondun, consultant au Brown Séquard Mental Health Care Centre, rappelle que les troubles bipolaires, autrefois appelés « psychose maniaco-dépressive », sont une maladie psychiatrique chronique. Les personnes concernées alternent entre phases maniaques – euphorie, hyperactivité, irritabilité et troubles du sommeil – et épisodes dépressifs caractérisés par tristesse intense, fatigue et idées noires. La durée et la fréquence de ces phases varient de quelques jours à plusieurs mois.
Les symptômes passent souvent inaperçus, souligne le Dr Foondun. Le pic d’apparition se situe entre 34 et 45 ans, mais des cas sont aussi observés chez des enfants de 13 à 14 ans et chez des adolescents. L’augmentation des diagnostics est en partie liée à la stigmatisation et à une meilleure reconnaissance de la maladie.