La polémique enfle après les déclarations du président américain Donald Trump sur l’accord entre la Grande-Bretagne et Maurice concernant les îles Chagos. Sur son réseau social Truth Social, Trump a qualifié le projet d’« acte de stupidité » et a estimé que le transfert du territoire avait été conclu « sans aucune raison ».
« Le fait que le Royaume-Uni se débarrasse de terres extrêmement importantes est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et constitue une raison supplémentaire, parmi une très longue liste de raisons de sécurité nationale, pour lesquelles le Groenland doit être acquis », a-t-il ajouté, liant ainsi le dossier des Chagos à ses ambitions géopolitiques sur d’autres territoires.
Ces propos ont suscité de vives réactions dans le monde politique et médiatique.
Pour Bernard Saminaden, observateur politique et journaliste, cette sortie dépasse largement le simple cadre du dossier Chagos. « Cela illustre la loi du plus fort et le cynisme géopolitique : Trump ne croit plus aux institutions comme l’ONU », note-t-il.
Selon Bernard Saminaden, si le gouvernement britannique dirigé par Keir Starmer venait à céder aux pressions américaines, les conséquences seraient lourdes.
De son côté, Olivier Bancoult, leader du Groupe Réfugiés Chagos, dénonce l’incohérence du président américain : « Il a donné son aval à cet accord en 2025, et aujourd’hui il parle de stupidité. »