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Shane: Le 27/04/2026 à 15:48 | MAJ à 27/04/2026 à 19:23
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Publié : Le 27/04/2026 à 15:48 | MAJ à 27/04/2026 à 19:23
Par : Dooshina Appigadu

L’affaire opposant un groupe de 243 chauffeurs de taxi à la National Land Transport Authority (NLTA) et à la société Logidis a été appelée en Cour suprême ce lundi 27 avril, devant le juge Azam Neerooa. Cette action judiciaire intervient dans un contexte de mécontentement croissant parmi les taximen, un mois après le lancement de la plateforme « Taxi by Alalila powered by Uber ».

À l’issue de l’audience, l’avoué Kaviraj Bokhoree, représentant des plaignants, a souligné que cette affaire dépasse le cadre des 243 contestataires et concerne, selon lui, quelque 7 803 chauffeurs de taxi à Maurice ainsi que leurs familles. L’affaire a été renvoyée au 6 mai, afin de permettre à la NLTA et à la société Logidis de soumettre leurs affidavits. Me Bokhoree affirme par ailleurs qu’une correspondance de la NLTA indiquerait que l’opération « Alalila by Uber » ne serait pas légale, faute d’autorisation préalable.

L’avoué lance ainsi un appel au ministre du Transport, Osman Mahomed, pour qu’il clarifie la situation. Il demande également que la NLTA émette une circulaire afin de suspendre les opérations de la plateforme jusqu’à ce qu’une décision soit rendue par la Cour suprême.

De son côté, Me Arun Binda rappelle que tout chauffeur de taxi doit détenir une licence délivrée par la NLTA et être rattaché à une base d’opération. Selon lui, les taximen ne peuvent exercer en dehors de ce cadre légal. L’avocat souligne également que, par le passé, la NLTA avait déjà empêché des chauffeurs utilisant des plateformes en ligne d’opérer, estimant que ces outils modifiaient leur base d’opération.

Sollicité pour une réaction, le ministre Osman Mahomed a indiqué qu’il abordera la question au Parlement ce mardi. Le député Franco Quirin a en effet adressé une question parlementaire à ce sujet, demandant notamment si la NLTA a reçu des représentations de la part d’opérateurs de taxi concernant la plateforme Alalila, si une autorisation a été sollicitée et obtenue, et quelles sont les mesures prévues en cas de non-conformité.