Alors que le débat autour de l'arrivée d'Uber à Maurice continue de diviser le secteur du taxi, une nouvelle voix s'est fait entendre ce mercredi. Le Modern Taxi Movement Mauritius, qui regroupe des chauffeurs de taxi favorables aux plateformes de réservation en ligne, estime qu'il est temps de donner la parole aux opérateurs qui utilisent déjà ces outils numériques.
Son fondateur, Kevy Ramassami, affirme que les chauffeurs qu'il représente sont tous des professionnels titulaires d'une Public Service Vehicle Licence (PSVL). Selon lui, ils utilisent déjà différentes plateformes numériques, telles qu'Uber, YuGo, DodoGo, ainsi que WhatsApp et Facebook, pour accroître leur visibilité, développer leur clientèle et améliorer leurs revenus.
Il rejette toutefois les critiques selon lesquelles ces plateformes menaceraient les autres chauffeurs de taxi. « Nou pa la pou ras boussé manze personn », lance-t-il, estimant que ces outils constituent simplement une nouvelle façon de travailler dans un secteur en pleine évolution.
Kevy Ramassami souhaite désormais que les autorités prennent également en considération le point de vue des chauffeurs qui utilisent déjà ces applications. Dans une lettre datant du 1er juillet dernier, il demande une rencontre avec le ministre des Transports, Osman Mahomed, afin de partager leur expérience de terrain et de contribuer à l'élaboration d'un cadre réglementaire adapté à la modernisation du secteur, ainsi qu'à un amendement de la Road Traffic Act de 1962.