À peine la courte pause des combats terminée, les hostilités ont repris entre Kiev et Moscou. Dans la nuit suivant l’expiration de la trêve liée à la Pâque orthodoxe, les deux pays ont de nouveau été la cible d’attaques de drones.
Les autorités ukrainiennes affirment que la Russie a lancé près d’une centaine d’appareils sans pilote, dont une grande partie aurait été détruite avant d’atteindre ses objectifs. De son côté, Moscou assure avoir intercepté plusieurs dizaines de drones ukrainiens au-dessus de son territoire.
Cette trêve de 32 heures, entrée en vigueur samedi en fin d’après-midi, n’aura donc pas permis d’apaisement durable. Durant cette période, les deux camps se sont accusés d’avoir mené des centaines d’attaques, malgré l’annonce d’une pause humanitaire.
Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky avait accepté cette trêve tout en prévenant qu’elle serait strictement conditionnée au respect des engagements sur le terrain. Il avait également évoqué la possibilité de prolonger cette accalmie, sans obtenir de réponse favorable. Le Kremlin, pour sa part, a rejeté toute extension du cessez-le-feu, maintenant ses exigences politiques et territoriales, que Kiev refuse catégoriquement, les considérant comme inacceptables.
Les positions restent donc totalement irréconciliables, tandis que les combats se poursuivent sans véritable perspective d’apaisement.