À une vingtaine de kilomètres au sud de Kiev, le futur cimetière militaire national de Markhalivka reste au cœur d’un important bras de fer. Depuis le lancement du chantier il y a deux ans, des riverains et défenseurs de l’environnement dénoncent un projet implanté, selon eux, sur une zone naturelle sensible, exposée aux risques d’inondation.
Parmi les voix les plus engagées figure la journaliste ukrainienne Ioulia Senyk. Après avoir réalisé une enquête sur ce dossier, elle affirme avoir subi des pressions et des intimidations. Menaces anonymes, messages en russe et publications hostiles sur Telegram : la présentatrice dit vivre désormais dans un climat de peur. Elle rapporte également avoir été victime d’un grave incident routier dans des circonstances qu’elle juge suspectes.
Malgré plusieurs décisions de justice remettant en cause la légalité du projet, les autorités ont poursuivi les travaux. Le président Volodymyr Zelensky avait même procédé à l’inauguration du site en août 2025, suscitant l’indignation des opposants.
Des associations écologistes et des habitants poursuivent leur mobilisation, estimant que cette affaire soulève des interrogations sur le respect des lois en Ukraine. De son côté, le ministère des Anciens combattants rejette ces accusations et accuse certains opposants d’alimenter des campagnes de désinformation autour du projet.