La guerre en Ukraine connaît une nouvelle phase de tension diplomatique et militaire, après l’annonce par Kiev d’un cessez-le-feu unilatéral à partir de mercredi, en réponse à la trêve annoncée par Moscou pour les commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé que cette cessation des hostilités entrerait en vigueur dans la nuit du 5 au 6 mai. Il a toutefois prévenu que toute attaque russe entraînerait une riposte immédiate, adoptant ainsi une posture de réciprocité militaire.
Dans un contexte déjà explosif, la Russie a averti qu’elle pourrait lancer des frappes de missiles massives sur Kiev si l’Ukraine venait à perturber les célébrations prévues à Moscou pour le 81e anniversaire de la victoire contre l’Allemagne nazie, événement central du calendrier russe.
De son côté, Kiev insiste sur la nécessité d’une trêve plus large et durable afin de favoriser des discussions de paix. Le chef de la diplomatie ukrainienne a dénoncé une stratégie russe visant, selon lui, à instrumentaliser les commémorations plutôt qu’à rechercher une véritable désescalade.
Les échanges de drones et de frappes se poursuivent parallèlement sur le terrain, l’Ukraine ayant intensifié ses attaques sur le territoire russe ces dernières semaines, tandis que Moscou continue ses opérations militaires à grande échelle.
Cette montée de tensions intervient alors que les États-Unis réorientent une partie de leur attention diplomatique vers le Moyen-Orient, réduisant leur implication directe dans les efforts de médiation sur le conflit ukrainien.