Disparition d’espèces, dégradation des récifs coralliens, recul des forêts indigènes et effets du changement climatique… la biodiversité mauricienne fait face à des menaces grandissantes. À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité observée ce vendredi 22 mai, plusieurs voix tirent la sonnette d’alarme sur l’état des écosystèmes à Maurice.
Le thème retenu cette année par les Nations unies est : « Agir localement pour un impact mondial », avec un appel à renforcer les actions concrètes pour la préservation de la nature et des ressources naturelles.
Eco-Sud, par la voix de Rachele Bhoyroo, estime que la préservation de l’environnement doit désormais devenir une véritable urgence nationale.
L’ingénieur en environnement, Vassen Kauppaymuthoo, estime pour sa part que Maurice figure parmi les pays où la biodiversité a été le plus fortement abîmée, soulignant qu’il ne resterait qu’environ 2 % de forêt indigène encore en bon état dans le pays.
Cependant, malgré plusieurs initiatives de restauration des forêts et des récifs coralliens, les efforts entrepris restent insuffisants face à l’ampleur des défis environnementaux actuels.
De son côté, le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, encourage particulièrement les jeunes à s’engager davantage dans la protection de la biodiversité, qu’elle soit marine ou terrestre. Il insiste aussi sur la nécessité d’un effort collectif impliquant institutions, organisations et population.
Dans ce contexte, plusieurs acteurs du secteur environnemental estiment que la protection de la biodiversité devra passer par des actions plus concrètes, un renforcement de l’éducation environnementale ainsi qu’une mobilisation plus large face aux défis écologiques auxquels Maurice est confrontée.