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Sahil Jeemon: Le 13/06/2026 à 13:24 | MAJ à 13/06/2026 à 13:26
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Publié : Le 13/06/2026 à 13:24 | MAJ à 13/06/2026 à 13:26
Par : Dorothy Bonnefemme

Alors que 1 732 cas ont été enregistrés par les Family Support Bureaux (FSB) durant les deux premiers mois de 2026, dont 1 259 cas de violence domestique, le gouvernement entend renforcer son arsenal juridique. Le Conseil des ministres a ainsi donné son feu vert à l’introduction du Domestic Abuse Bill à l’Assemblée nationale, une réforme visant à mieux protéger les victimes et à lutter plus efficacement contre les violences familiales.

Les Family Support Bureaux (FSB) ont enregistré 1 259 cas de violence domestique durant les mois de janvier et février 2026, contre 473 cas liés à d’autres problèmes familiaux. Les femmes demeurent les principales victimes : 1 089 d’entre elles ont sollicité l’aide des FSB pour des situations de violence domestique, contre 170 hommes.

Face à cette réalité préoccupante, le gouvernement entend renforcer le cadre juridique de lutte contre les violences familiales. Le Conseil des ministres a ainsi donné son feu vert à l’introduction du Domestic Abuse Bill à l’Assemblée nationale.

Ce projet de loi vise à remplacer la Protection from Domestic Violence Act par un dispositif plus complet et mieux adapté aux formes contemporaines de violence. Le texte prévoit également un renforcement de la protection des victimes et de leurs enfants, un accès facilité aux ordonnances de protection, un meilleur partage d’informations entre les institutions concernées, ainsi que la mise en place de programmes de réhabilitation destinés aux auteurs de violences.

Les chiffres illustrent l’importance de ces mécanismes de protection. Au cours des deux premiers mois de l’année, 195 demandes de Protection Order ont été déposées devant les tribunaux, dont 173 par des femmes. Durant la même période, 84 ordonnances de protection ont été accordées, dont 71 en faveur de femmes. Le projet de loi introduira également de nouvelles infractions en cas de non-respect des ordonnances émises dans le cadre de la lutte contre la violence domestique.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a pris note que le bureau de l’Attorney General travaille actuellement sur des amendements au Code pénal afin d’y inscrire le féminicide et le viol conjugal comme infractions spécifiques.