La recrudescence des violences impliquant des armes blanches demeure une source de préoccupation majeure. Entre le 1er janvier 2021 et le 15 juillet 2026, la police a recensé 731 agressions commises à l'aide de couteaux, sabres ou autres armes tranchantes, faisant 697 blessés et 40 morts.
Ces statistiques ont été dévoilées ce mardi à l'Assemblée nationale en réponse à une question parlementaire du député Dr Farhad Aumeer, adressée au Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam.
Interpellé sur un éventuel renforcement de la législation encadrant la vente et la détention des armes blanches, le chef du gouvernement a affirmé que l'arsenal juridique en vigueur est déjà particulièrement strict. Il a rappelé que les articles 233, 233A et 233B du Code pénal, ainsi que l'article 29 de la Criminal Code (Supplementary) Act, réglementent la fabrication, la vente, la possession et le port d'armes offensives, notamment les poignards, sabres et autres armes blanches.
Les contrevenants encourent des peines pouvant atteindre 10 ans d'emprisonnement et des amendes allant jusqu'à Rs 100 000, selon la gravité des infractions. La possession d'une arme offensive dans un lieu public sans justification valable constitue également une infraction pénale.
Face à cette menace persistante, le Premier ministre a indiqué que les forces de l'ordre poursuivent leurs opérations de terrain dans les secteurs jugés sensibles. Des descentes ciblées, des patrouilles renforcées et des interventions basées sur le renseignement sont menées en collaboration avec la Special Mobile Force (SMF) et la Special Supporting Unit (SSU).
Ces opérations ont conduit à l'ouverture de 65 affaires de port illégal d'armes offensives entre janvier et juin 2026, illustrant la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la criminalité liée aux armes blanches.