Les violences sexuelles continuent de progresser à Maurice. Selon le rapport Crime, Justice and Security Statistics 2025 de Statistics Mauritius, 778 cas ont été signalés en 2025, contre 682 en 2024, soit une hausse de 14,1 %. Parmi les 820 victimes, 87,8 % sont des femmes et 64,2 % ont moins de 16 ans. Les cas de viol sont passés de 55 à 57, tandis que ceux de sodomie ont plus que doublé, de 21 à 46.
Chez les mineurs, le nombre de victimes est passé de 547 à 624 en un an, et près de neuf victimes sur dix sont des filles. Face à ces chiffres préoccupants, comment mieux protéger les enfants et les femmes contre les violences sexuelles ?
Virginie Bissessur, psychologue et directrice de Pedostop, explique que l’augmentation des cas est en partie liée à l’accessibilité croissante à Internet, alors que les auteurs de ces actes demeurent encore trop rarement sanctionnés.
Elle rappelle également la nécessité d’agir davantage sur la prévention, dès le plus jeune âge, à travers des campagnes de sensibilisation et d’éducation, afin de mieux protéger les enfants et de limiter la progression de ces phénomènes.
De son côté, Me Venusha Autar estime que l’arrivée du Domestic Abuse Bill intervient à un bon moment. Elle souligne toutefois l’importance d’une collaboration étroite avec l’ensemble des parties prenantes afin de garantir une application efficace de la loi.