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Fab: Le 30/08/2026 à 16:16 | MAJ à 30/08/2026 à 16:29
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Publié : Le 30/08/2026 à 16:16 | MAJ à 30/08/2026 à 16:29
Par : Dooshina Appigadu

La polémique autour de l’acquisition par l’État d’une voiture blindée estimée à Rs 30 millions pour les déplacements du Premier ministre continue de faire réagir. Ce dimanche, le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, a pris position sur sa page Facebook pour défendre cette dépense au nom des impératifs de sécurité liés à la fonction de chef du gouvernement.

Dans sa publication, intitulée “A person who stoops never conquers”, Arvin Boolell reconnaît que les critiques sont légitimes, à condition qu’elles soient « justes ». Selon lui, un Premier ministre disposant du pouvoir exécutif bénéficie, en raison de son statut, de certains privilèges et d’un niveau de protection particulier.

Il insiste surtout sur un point : « il ne peut y avoir de compromis sur la sécurité ».

Arvin Boolell rappelle également que le véhicule acquis par l’État ne constitue pas la propriété personnelle du Premier ministre. Il souligne qu’il s’agit d’un bien public pouvant également être utilisé, si nécessaire, pour assurer le transport sécurisé d’un chef d’État étranger en visite officielle à Maurice.

Il met aussi en avant la rigueur des protocoles appliqués lors des visites de hauts dirigeants étrangers. Selon lui, les dispositifs de sécurité sont conçus pour réduire au maximum les risques. Il cite notamment l’exemple d’un ralentisseur sur une route principale, qui peut être considéré par les agents chargés de la sécurité comme un élément présentant un risque potentiel.

Tout en rappelant que personne n’est au-dessus de la loi, Arvin Boolell appelle ainsi à davantage de mesure dans le débat.

Le ministre conclut en rejetant ce qu’il qualifie de critiques injustes ou déloyales, estimant que la question doit avant tout être examinée sous l’angle de la sécurité institutionnelle et non comme un privilège personnel accordé au Premier ministre.