L’Assemblée générale des Nations unies a franchi un cap historique dans la lutte contre le changement climatique. À la suite de l’adoption d’une résolution soutenue par 141 États membres, le ministre mauricien de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, a salué « une avancée majeure pour l’humanité tout entière » et envoyé « un signal puissant et sans ambiguïté » à la communauté internationale.
Rajesh Bhagwan souligne qu’« il existe désormais, au regard du droit international, une obligation d’agir contre le réchauffement climatique et ses conséquences dévastatrices ».
Maurice, rappelle le ministre Rajesh Bhagwan, a soutenu dès le départ l’initiative du Vanuatu visant à faire ratifier par l’Assemblée générale des Nations unies l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur les responsabilités des États face au changement climatique.
Le ministre de l’Environnement a également insisté sur la vulnérabilité particulière des petits États insulaires. « Pour les petits États insulaires comme le nôtre, le changement climatique est une réalité que nos citoyens vivent déjà », a-t-il déclaré, évoquant les crues éclair, les périodes de sécheresse, l’érosion côtière ainsi que la fragilisation croissante des pêcheurs, des planteurs et des familles mauriciennes.
Selon lui, les conséquences du dérèglement climatique se font sentir à l’échelle mondiale, avec « des milliards de dollars de pertes et dommages », mais surtout « des vies bouleversées, des familles déplacées, des moyens de subsistance détruits et des territoires menacés ».
Rajesh Bhagwan estime que cette résolution consacre clairement le principe du « pollueur-payeur » et renforce l’exigence de justice climatique. Toutefois, il souligne que « la justice climatique ne peut exister sans une transition juste » et que les engagements internationaux devront désormais être respectés.
Le ministre de l’Environnement a enfin rappelé la responsabilité des générations actuelles envers celles à venir. « Nous portons une responsabilité immense : celle de garantir que nos enfants et petits-enfants héritent d’une planète où la vie pourra encore s’épanouir dignement », a-t-il affirmé.
Pour Rajesh Bhagwan, le 20 mai 2026 restera « une date charnière dans l’histoire de la justice climatique ».