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Keshinee: Le 19/08/2026 à 08:30 | MAJ à 19/08/2026 à 08:33
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pétrole
Publié : Le 19/08/2026 à 08:30 | MAJ à 19/08/2026 à 08:33

L’expiration du délai de 60 jours entre Washington et Téhéran ravive les inquiétudes sur les conséquences d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient. À Maurice, pays fortement dépendant des importations, les répercussions pourraient se faire sentir sur plusieurs fronts : prix du pétrole, coût du fret, assurances et pouvoir d’achat.

Une hausse prolongée des coûts pourrait également fragiliser certains secteurs de l’économie, dont le tourisme. Alors que l’incertitude persiste sur l’évolution de la situation, économiste, professionnel du fret et représentant des consommateurs analysent les risques auxquels Maurice pourrait être confrontée et appellent à suivre de près l’évolution des prix.

L’économiste Ali Mansoor estime que Maurice pourrait être doublement affectée : directement par une hausse du pétrole, mais aussi indirectement par une baisse du pouvoir d’achat et de la consommation.

Pour Afzal Delbar, secrétaire général de la Freeport Operators Association, le secteur maritime s’est adapté au contexte, malgré la hausse enregistrée sur le fret et les assurances depuis le début des tensions.

Du côté de l’Association des Consommateurs de l'Ile Maurice (ACIM), Jayen Chellum redoute des répercussions sur les prix de certains produits et les frais d’assurance. Il appelle le gouvernement à surveiller toute hausse jugée excessive.

Une nouvelle flambée des tensions pourrait donc se répercuter jusque dans le panier des Mauriciens. Entre coûts énergétiques, fret et importations, l’évolution du dossier Washington-Téhéran restera déterminante pour une petite économie insulaire comme Maurice.