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Fab: Le 08/04/2026 à 19:11 | MAJ à 08/04/2026 à 19:14
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Publié : Le 08/04/2026 à 19:11 | MAJ à 08/04/2026 à 19:14

La Cour suprême de Maurice a condamné Johny Michel William Sanassee à la servitude pénale à perpétuité pour le meurtre prémédité de Jean Jayce Donovan Clovis, commis le 22 février 2022 à Pointe aux Biches. L’accusé, âgé de 24 ans au moment des faits, a plaidé coupable. Le jugement a été prononcé ce 8 avril 2026 par la juge M.S. Manrakhan.  

Les faits, qualifiés par la Cour d’« exceptionnellement graves, troublants et abominables », révèlent un crime d’une violence extrême. Selon les éléments retenus, Johny Michel William Sanassee a attaqué la victime par surprise, lui tranchant la gorge avant de lui porter de multiples coups de couteau à la tête et aux yeux.  

Après le meurtre, il a tenté d’effacer toute trace en nettoyant la scène, puis en dissimulant le corps derrière son domicile. Mais l’horreur ne s’arrête pas là. Environ un mois plus tard, l’accusé a exhumé le corps, fracassé le crâne avec un marteau et consommé certaines parties des restes humains, des faits que la Cour considère comme d’une « dépravation rarement rencontrée ».  

Dans son analyse, la juge M.S. Manrakhan met en avant des circonstances aggravantes accablantes : une préméditation évidente, une violence extrême, des tentatives de dissimulation du crime et surtout des actes postérieurs d’une cruauté exceptionnelle. Elle souligne que le comportement de l’accusé après les faits « aggrave le crime à un degré exceptionnel ».  

Bien que l’accusé ait plaidé coupable, la Cour estime que cet élément a peu de poids, celui-ci n’ayant reconnu les faits qu’après avoir été confronté à des preuves ADN irréfutables. Son explication selon laquelle la victime aurait eu un comportement inapproprié avec un mineur a été rejetée, faute de toute preuve indépendante.  

En conclusion, la juge estime que ce crime dépasse largement les cas de meurtre habituellement rencontrés, tant par sa préméditation que par la brutalité et les actes de profanation qui ont suivi. Dans ces circonstances, seule une peine de prison à vie pouvait répondre aux exigences de justice et de rétribution.  

Johny Michel William Sanassee purgera ainsi une peine de servitude pénale à vie.