Le rapport 2025 de la National Human Rights Commission met en lumière une problématique sensible : la prise en charge des détenus souffrant de troubles de santé mentale. Une réalité que le nouveau commissaire des prisons, Rashid Ali Beekun, reconnaît pleinement, tout en esquissant les pistes de réforme envisagées.
Selon ses propos, un screening psychologique est déjà mis en place, notamment pour les détenus condamnés à de longues peines. Toutefois, les autorités pénitentiaires souhaitent aller plus loin en envisageant d’augmenter les effectifs, en collaboration avec le ministère de la Santé.
Cette démarche, qui nécessite du temps et des ressources, s’inscrit dans une volonté d’améliorer les conditions de détention et de favoriser la réhabilitation.
Par ailleurs, le commissaire n’écarte pas la création d’une nouvelle institution pénitentiaire répondant aux normes internationales, afin de contribuer à la décongestion des prisons existantes, souvent pointée du doigt.
Autre axe de modernisation : le recours accru à la technologie. Les services pénitentiaires envisagent de renforcer leurs systèmes informatiques et d’intégrer des outils basés sur l’intelligence artificielle pour affiner le profilage comportemental des détenus.